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Interview du Président de la FNUJA à l'occasion de l'organisation du prochain Congrès en Corse
Monsieur le Président, vous organiserez en mai 2009 le Congrès de la FNUJA en Corse, pouvez-vous nous dire comment vous est venue cette idée de croisière pour un Congrès de travail et comment vous en avez choisi la destination ?
Cette idée me trottait dans la tête depuis quelques années déjà. Je souhaitais, dans l’hypothèse où je deviendrais président de la FNUJA organiser un congrès d’un nouveau genre. Plusieurs raisons ont motivé ce rêve un peu fou. Tout d’abord et assez simplement, l’amour de la Corse. Ensuite la conviction de l’impérieuse nécessité de renouveler la forme de nos congrès. Pour qu’ils restent ce qu’ils sont depuis 1947, il était indispensable de les rendre plus attractifs. Les jeunes avocats, comme tout le monde, ont besoin de rêver à moindre coût. Je crois que ce congrès permettra d’atteindre cet objectif !
Vous souhaitez par cet évènement créer un moment unique entre la Fédération et les avocats, est-ce pour cela que vous avez choisi des co-affréteurs de renom ?
Ce congrès sera unique à plusieurs titres. Tout d’abord, il s’agira du premier congrès organisé par la FNUJA qui en porte le risque financier. Il s’agira également du premier congrès organisé avec d’autres organismes de la profession. Je suis ravi de ce co-affrètement, car il permettra je l’espère des rencontres variées, intergénérationnelles. Il permettra à la FNUJA de s’enrichir de la présence de confrères souvent un peu moins jeunes et à l’ENADEP et au Réseau GESICA de trouver chez nous de nouveaux effectifs. Ce Congrès nous confirme qu’en groupant nos efforts, on est plus fort, mieux organisés et que nous décuplons nos possibilités. Aucune de nos trois organisations n’aurait pu mener à bien un tel événement seule.
En outre, et nos amis de l’ENADEP et du Réseau GESICA ne m’en voudrons pas de cette touche d’orgueil, mais ce congrès permettra à la FNUJA de se placer en rassembleur de la profession, en moteur d’une unité que je souhaite créer au sein de notre profession.
J’espère enfin que notre Croisière des Avocats accueillera d’autres organisations, qui seront les bienvenues pour y organiser des réunions de bureau ou simplement venir y participer. Le CNB, la Conférence des Bâtonniers, l’Ordre de Paris, l’ANAAFA, la CREPA, l’UNCA et j’en passe, seront les bienvenus !
Selon vous, les jeunes avocats ont-ils les moyens financiers de se permettre la participation à un tel congrès ?
Nous avons réussi à élaborer une grille de tarifs qui rend ce congrès tout à fait compétitif par rapport au prix de nos congrès habituels, pour lesquels il fallait payer les droits d’inscription, l’hébergement et quelques repas qui n’étaient pas compris. Il sera même certainement moins cher que certains d’entre eux ! Je laisse à chacun le soin de faire ses propres calculs… Pour moi, il était hors de question d’organiser un congrès pour avocats nantis : c’est à l’opposé de ma vision de la FNUJA et du syndicalisme. Ainsi, j’ai tenu à ce qu’il y ait un premier tarif à 700 euros hors taxes, qui sera réservé prioritairement aux jeunes avocats de moins de deux ans d’ancienneté. En outre, nous avons prévu un paiement en trois fois, sur 90 jours. En contrepartie des tarifs très compétitifs que nous proposons, la prestation servie sera inédite, puisque qu’outre l’aspect « croisière », nous offrirons également une large gamme de formations qui permettra à chacun de valider gratuitement ses 20h de formation !
A partir de là, la seule vraie question est : « est-ce que les jeunes avocats sont prêts à consacrer ce budget à leur engagement syndical ? ». J’ai la conviction que oui, mais pour vous donner une réponse définitive, je vous donne rendez vous au lendemain de notre congrès, au moment des comptes…
Dès votre arrivée comme Président de la FNUJA en mai dernier, vous avez déclaré vouloir dynamiser et accroître la notoriété de la Fédération auprès des pouvoirs publics, des jeunes avocats, est-ce que le Congrès sera l’occasion de faire le bilan de votre Présidence ?
Je me suis effectivement donné un objectif simple : faire prendre à la FNUJA le virage de la communication, en la dotant d’outils modernes et durables. Depuis, le mois de mai, nous travaillons énormément à la mise en place de ces outils qui verront le jour avant la fin de cette année. Tous les avocats ont déjà pu découvrir la nouvelle version de notre magazine, rebaptisé en « Jeunes Avocats » et qui a séduit par sa ligne éditorial pour jeune et plus dynamique. Le Congrès sera effectivement le moment du bilan et je ne me ferai aucune concession. D’ici là, je déploierai tous les efforts possibles pour parvenir à ce résultat !
Propos recueillis par Marie Line Dumont, Chargée de communication
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